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1 Tim 4 v 12

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Notre bébé était aveugle

Quand un malheureux cri, l'Eternel entend et le sauve de toutes ses détresses.

Psaume 34/7 (version Colombe).

Il alla vers Jésus et le pria de se rendre à Capernaüm et de guérir son fils.

Jean 4/47.

Ensuite il pria en ses termes : «Seigneur, ouvre ses yeux pour qu'il puisse voir».

2 Rois 6/17.

Dans le récit qui va suivre, nous allons voir comment Dieu répond à la prière d'un incroyant ; à la réflexion, ce qualificatif paraît inexact, il faudrait plutôt parler d'un homme sans religion. Car beaucoup se disent athées alors qu'en fait ils n'ont pas de contacts avec les religions ou ont été déçus par celle-ci.

 

 

 

 

Mais quand arrive la détresse, il n'y a plus qu'un coeur qui souffre et un Dieu qui est prêt à agir. Et si on ouvre sincèrement sa Parole, nous comprenons que Dieu nous veut du bien et qu'il ne demande qu'à se révéler à nous. Et quant est venue cette révélation, nous n'aspirons pas à nous soumettre à des rites religieux sans vie mais à connaître ce Jésus vivant et encore réel dont nous parle l'Evangile.

 

 

 

 

On ne peut pas parler ici de guérison par autosuggestion puisqu'il s'agit d'un bébé guéri en une nuit par l'intermédiaire d'un père qui s'est dit athée mais don Dieu a exaucé immédiatement la simple prière. Quel amour notre Dieu a pour nous ! Il se révèle et répond malgré notre indignité.

 

 

 

 

L'INSOUCIANCE

Lorsque j'étais enfant, mon père été maçon et ma mère commerçante. Nous ne manquions de rien bien que notre situation fût modeste. Ma mère tenait un café dans une petite ville de province et cette ambiance insupportable m'a laissé un souvenir bien triste. Quand je fus adolescent, ma mère ouvrit une librairie-papeterie, mais je n'étais pas heureux pour autant. Mes parents n'allaient pas à l'église, à la maison on parlait plutôt de politique. Le nom d Dieu n'y avait pas sa place.

A la fin de la guerre, alors que j'étais jeune homme, je m’engageai dans un mouvement de jeunesse athée et après mon service militaire, je devins un ardent syndicaliste : je pensais que mon avenir était là, c'était ma raison de vivre. Mais cela m'a valu pas mal d'ennuis puisque j'ai perdu ma situation à 22 ans et que j'ai été obligé de repartir à zéro en changeant de lieu de résidence.

Arrivé à Toulouse, jeune marié, je décidai d'abandonner le syndicalisme car j'étais profondément déçu par le grand vide que j'y avais trouvé.

Je retrouvai une situation très correcte et une vie facile qui nous permettait de profiter de tous les loisirs, les spectacles et de dépenser largement sans tomber pour cela, dans le désordre.

Ma mère devint chrétienne et fit une expérience de conversion à un moment difficile de son existence : ses affaires marchaient mal et elle avait de gros problèmes financiers.

C'est un de mes amis qui l'invita à venir à une réunion. Elle se convertit et sa vie changea radicalement. Elle nous parla de dieu, mais cela me fit sourire. A cette époque, ma femme assista à une réunion évangélique mais pensa être trop jeune pour se tourner vers Dieu. Plus tard, ma mère nous invita à une réunion et j'en conservai un bon souvenir, mais j'étais loin de devenir chrétien. Cependant, dès ce soir là, je possédai une Bible et la lus tous les jours. C'était passionnant par moments et au début j'y cherchais des arguments pour combattre l'idée de Dieu. Mais en lisant ce livre, j'acquis peu à peu la conviction que Dieu existait et j'en avais parfois un peu peur.

J'allais aussi écouter l'Evangile de temps à autre et j'aurais voulu, mi aussi témoigner de ma foi en Dieu par les expériences que j'aurais pu faire, tout comme ces croyants que je côtoyais dans les réunions. Mais je n'avais besoin de rien, possédant la santé, du travail et de l'argent.

L'Epreuve

C’est dans ces temps là que notre foyer accueilli notre premier enfant; notre joie cependant fut de courte durée car le béé était infirme : il était aveugle. Après plusieurs tests, on s'aperçut qu'il ne réagissait ni à la lumière, ni aux gestes et que ses prunelles tournaient de façon désordonnée. Il ne fixait rien, n'observait rien et une grande tristesse nous envahit. Ma femme, qui était pourtant d'un caractère énergique et volontaire sombra dans une dépression si grave qu'elle pensait en finir avec la vie : elle voulait se jeter avec notre enfant dans le canal qui passait près de chez nous.

Pourtant, à quelque distance de notre maison demeurait une chrétienne assez âgée, qui reçut la révélation qu'elle devait nous parler de Dieu. Elle ignorait où nous habitions, mais malgré son grand age et sa fatigue, elle n'hésita pas et vint dans notre rue. Elle supplia Dieu de lui montrer une  personne qui la guiderait vers nous. Elle frappa à une porte au hasard et cette porte, c'était la notre. C'était juste au moment où ma femme avait décidé de partir se jeter dans le canal. La vieille dame arrivait au bon moment, car voyant le trouble de mon épouse, elle lui demanda ce qui se passait : elle sut tout notre malheur. Alors, elle parla de l'amour de Dieu, de sa puissance, elle parla encore de jésus qui sauve et qui guérit les aveugles comme les autres malades.

Peu à peu, la foi naquit dans le cœur de ma femme qui autrefois avait été pieuse dans sa religion mais ne pratiquait plus. La vieille dame recommanda à ma femme de prier sans tarder avec mois pour que notre enfant soit guérit. Bien sûr ma compagne pensait que jamais je ne voudrais prier avec elle. Lorsque le soir venu, je rentrai elle me raconta la visite de la vieille dame et me demanda de prier avec elle. J'acceptai tout de suite. Ma femme pria à sa façon et ma prière fut à peu prêt ceci : "Oh Dieu, si tu es le Dieu de la Bible, si tu es puissant, guéris notre enfant". Je ne promis rien à Dieu en retour et nous nous sommes couchés après cette prière bien simple.

LA DELIVRANCE

Le lendemain matin, comme à l'accoutumée, j épris l'enfant pour le donner à sa maman et je m'aperçus que ses yeux me suivaient : il n'avait plus de désordre dans sa vision. L'enfant nous observait et avec ses petites mains, il saisissait les choses qui étaient à sa portée. Dans la nuit, le Seigneur avait fait ce merveilleux miracle : quel bouleversement pour ma femme et moi !

A partir de ce jour, tout allait changer et se transformer à une cadence très rapide. J'étais maintenant convaincu de l'existence de Dieu aussi je me mis  à le chercher. Je ne voulais pas d'une religion, je voulais un Dieu vivant dans ma vie et ce Dieu là, je l'avais trouvé ! Lorsque dans une réunion je lui donnai mon coeur, il fit de moi, à cet instant, un homme nouveau, un être totalement changé qui avait trouvé d'autres valeurs, d'autres richesses que celles d'ici-bas : des richesses spirituelles, les seules qui peuvent combler un coeur.

Dieu me délivra de l'incrédulité, de vices, de péchés, de passions, de choses misérables. Tout cela, le Seigneur l'arracha en un instant : je n'étais plus le même.

LE SERVICE

Dès ce jour, j'eus le désir d'étudier la Bible : je me levais plus tôt chaque matin pour méditer la Parole de Dieu. A quelques temps de là, un désir extraordinaire d'annoncer cette parole à d'autres se fit jour dans mon coeur. J'étais surpris par cette idée et tentai de la chasser car je pensais à toutes mes années d'athéisme et il me semblait que Dieu ne pouvait se servir d'un individu qui l'avait tant combattu. Mais ce désir grandit au fil des jours. M'étant converti en 1953, c'est en 1958 que nous sommes entrés au service de Dieu avec mon épouse, après avoir reçu la même conviction tous les deux. De plusieurs manières, Dieu a confirmé son appel.

Nous sommes heureux aujourd'hui d'annoncer l'évangile du miracle et de voir se réaliser pour d'autres ce que Dieu a fait pour nous.

 

Lucienne et Charles Gisquet, Bordeaux (Gironde).

 

 

 

 

 

 

 

 

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