1 Tim 4 v 12
| Histoire de la Bible |
| Soumis par T.G. | |
D’où viennent les livres qui composent la Bible ? Comment la Bible a-t 'elle été écrite, par qui, et en quelle langue ? Comment nous est-elle parvenue ? Peut-on être sûr des bibles actuelles ? Qu’est-ce que le canon biblique ?… Les manuscrits originaux de la Bible : origine, transmission, fiabilité· Constitution de l’Ancien Testament Le terme « bible », vient du mot grec biblia qui signifie "les livres". On pense que c'est vers 400 apr. J.C. qu'on a commencé à appeler « bible » l’ensemble constitué de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament (66 livres au total). Le fait d'employer le singulier indique qu'on considérait ces livres comme formant une unité particulière, faisant de la Bible une pièce supérieure à toutes les autres œuvres littéraires d’origine humaine. (note AT2V : pour en savoir plus sur ce qu'est la Bible : le message de la Bible ; la Bible : livre humain ou divin ? ; qu'est-ce que la Bible) Au début, les livres étaient écrits sur des rouleaux de parchemin séparés. Puis, dans les premiers siècles apr. JC., on inventa le codex, manuscrit où les deux faces d'une feuille sont écrites et où les feuilles sont reliées entre elles. On a pu alors rassembler plusieurs livres ensemble. Les plus célèbres sont le codex du Sinaï, du 4ème siècle (composé du NT et d’une partie de l'AT) ; le codex d'Alexandrie, du 5ème siècle (qui comprend la bible presqu'entière) ; le codex du Vatican, du 4ème siècle (qui comprend aussi presque toute la Bible). C’est grâce au travail de fourmi des scribes juifs, qui recopiaient scrupuleusement les textes, que l’AT nous est parvenu à travers les âges. Pour être sûr de leur travail, ils comptaient le nombre de lettres, le nombre de certaines expressions, la lettre du milieu à chaque ligne, ainsi que le mot et le verset du milieu dans chaque livre ! C'est ainsi, que, malgré un procédé humain de transmission, nous pouvons être entièrement sûr de la fiabilité du texte en notre possession. Les éditions actuelles de nos bibles se basent toutes sur le manuscrit le plus complet existant à ce jour : il se trouve à St Petersbourg et est daté de 1008 apr. JC. Il est appelé texte massorétique en référence aux Massorètes, les rabbins qui ont soigneusement copié l'AT entre 500 et 1000 apr. JC. Ce sont eux qui ont mis des voyelles dans le texte hébreu, afin d'en fixer la prononciation (qui avait tendance à se perdre) et l'ont divisé en versets. Nous possédons en plus de ce texte quelques 2000 fragments de l’AT et 4 traductions, datés de diverses époques. Deux sont datées de –300 av. JC. : ce sont « la Septante », traduction grecque, et les « Targums », traduction araméenne. Elles ont été faites pour les Juifs de l'exil ne sachant plus lire l'hébreu. Les deux autres traductions de l’AT ont été réalisées par les chrétiens au tout début de notre ère (1er au 5ème siècle apr. JC.) : ce sont la « syriaque » (langue parlée en orient à l'époque) et la « vulgate » (en latin, écrite par St Jérôme, en 405 - C'est elle le premier livre imprimé en 1455 par Gutenberg !). Par comparaison entre tous ces textes, les éditions actuelles nous offrent un texte de base dont la fiabilité est sûre à 99,9 % ! Avant la seconde guerre mondiale, tous les manuscrits disponibles étaient postérieurs à JC. (an 100 ou 200, pour les textes les plus vieux). Cependant, nous possédons actuellement des manuscrits de l'AT antérieurs à JC. : ce sont ceux des grottes de Qumrân (photo), datés de –300 à -200 av. JC. Ils contiennent pratiquement tout l'AT (sauf le livre d'Esther) et leur découverte est capitale. En effet, elle a permis déjà de vérifier le texte massorétique et de le valider ! Le livre d'Esaïe par exemple, est complet et a été écrit d'un seul tenant, sur des feuilles de cuir cousues ensemble. Le rouleau fait 7,30 m de long et est exposé à Jérusalem. C'est la preuve que la Bible n'est pas un recueil de textes remaniés au cours des siècles et que les prophéties qu’elle contient ont été écrites bien avant les événements ! (voir : les prophéties annonçant le Messie Jésus-Christ) · La constitution du Nouveau Testament En ce qui concerne le NT (écrit en grec), le fragment le plus ancien connu à ce jour est un papyrus daté de 125 apr. JC., contenant une partie de l'Evangile de Jean. Il existe en plus de lui environ 5300 autres fragments ou morceaux entiers du NT. A cela, il faut ajouter 9000 anciennes traductions d'après les écrits originaux, et presque 36 000 citations bibliques des Pères de l'Eglise (dans leurs correspondances). Tout ceci a permis l'établissement et la confirmation du texte original avec une fiabilité quasi parfaite. (voir Le nouveau testament est-il fiable ?) La notion de « Canon » · l’Ancien Testament Les Juifs avaient l'habitude de conserver les textes faisant autorité et reconnus comme inspirés de Dieu. La notion de livre saint commence avec Moïse, quand il reçoit les tables des 10 commandements, « tables de pierre écrites du doigt de Dieu » (Exode ch.31 v. 18). Selon l'ordre de Dieu, Moïse rédigea ensuite la Torah, ou pentateuque (les cinq premiers livres de la Bible) et la déposa dans l'arche (Deutéronome ch.31 v.24-26) ; Josué y ajouta son récit (Josué 24:26), de même Samuel (1 Samuel 10:25) et les prophètes (cf. Jérémie 36:32). Tous ces livres étaient reconnus par la communauté juive comme écrits dans l’Esprit-Saint, c’est-à-dire inspirés directement par Dieu. Ils ont donc été copiés fidèlement et transmis de génération en génération par les prêtres. Très tôt, le « canon » hébraïque s'est donc constitué. "Canon" veut dire "canne, roseau" : instrument qui sert à mesurer, à donner la règle, à dire ce qui est vrai ou pas. On appelle ainsi livres canoniques, les livres reconnus unanimement comme ayant été inspirés par Dieu. D'autres sources littéraires confirment la liste des livres ainsi enregistrés ce qui fait qu'au IIème ou au Ier siècle avant J.C., le canon de l’AT était établi. Bibles catholiques et bibles protestantes
Les bibles catholiques sont l’héritage de la version des « Septante ». Les traducteurs de cette version grecque de l'AT ont ajoutés au canon hébraïque des livres écrits originellement en grec (et non en hébreu), qu'ils trouvaient intéressants de conserver. Il s'agit de : Tobie, Judith, 1 et 2 Maccabées, Sagesse, Siracide ( = Ecclésiastique), Baruch. Jérôme, en faisant la « Vulgate », les a mis en annexe, car, à l’instar des Juifs, il leur déniait le souffle prophétique de Dieu. L'église romaine les a admis dans son canon en 1546 et c’est pourquoi on les appelle aussi "deutérocanoniques" : du "deuxième canon". Les bibles protestantes, quant à elles, suivent le canon de la bible juive et ne contiennent donc pas ces livres supplémentaires qu'elles nomment aussi "apocryphes".
· Le Nouveau Testament L'église primitive, héritière de cette conception sainte de certains écrits, a considéré très tôt l'inspiration des lettres écrites par les apôtres. Ces derniers revendiquaient d’ailleurs cette inspiration et ordonnaient la lecture publique de leurs lettres. C'est donc sur cette base que les textes du NT ont constitué le canon purement chrétien. Cependant, dès le début, l'église a eu maille à partir avec des faux apôtres (Paul en parle déjà) ou à des gens écrivant au nom des apôtres. Une somme de littérature a donc dû être triée avant de se révéler authentique. On admis par exemple les évangiles de Marc et de Luc parce que l'autorité de Paul et de Pierre les étayait. Les 4 Evangiles et les lettres de Paul sont reconnues dès le début du 2ème siècle. Le livre des Actes suit de peu. L'unanimité se fait finalement pour tous les livres que nous avons, au 3ème et 4ème si |