Le jeune Hudson Taylor commença à étudier la médecine ainsi que le grec, l’hébreu et le latin. Il avait compris, néanmoins, que la préparation la plus importante de toutes devait avoir lieu dans le domaine de sa propre âme. En Chine, il allait devoir dépendre tout à fait de son Seigneur pour toutes choses -sa protection, la provision à ses besoins. Par crainte de subir plus tard un échec malheureux, il décida de mettre à l’épreuve à fond la promesse du Sauveur : " Tout ce que vous demanderez en Mon nom, Je le ferai. " (Jean 14/16). Il résolut d'apprendre, comme il le dit, " avant de quitter l'Angleterre, de toucher l'homme, par Dieu, par la prière seule. "
Il fit la tentative dans une situation spécifique touchant à son salaire. Son employeur avait demandé à Hudson de lui rappeler chaque fois le moment où son salaire lui était dû, ce qu'il décida de ne pas faire selon la tradition habituelle. Au lieu de cela, il abandonna complètement tout dans les mains du Seigneur. Alors qu'il continuait à prier sérieusement sur cette question, le temps du paiement d’un quart de son salaire arriva. En contrôlant ses comptes un samedi soir, il vit qu’il se trouvait dans la situation de posséder seulement une pièce de monnaie restante –une pièce d’une demi-couronne.
A dix heures environ, dans la nuit du dimanche à lundi, alors qu’il effectuait un travail d’évangélisation dans diverses pensions, un homme pauvre lui demanda d'aller prier avec sa femme qui se mourait. Il fut conduit à descendre dans une cour et à monter un affreux escalier, pour pénétrer dans une pièce misérable. Quelle vue pathétique se présentait là devant lui ! Quatre ou cinq enfants se tenaient debout autour de lui, leurs joues et leurs tempes creuses retraçaient incontestablement l'histoire de leur lente famine ; et sur une misérable palette, était couchée une mère au regard affligé avec un enfant en bas âge gémissant à ses côtés. " Oh ", pensa Taylor, " si j'avais deux shillings et six pence, au lieu d’une demi-couronne, combien ils seraient heureux de recevoir 1 shilling et six pence. " Il était prêt à leur donner une partie de ce qu'il avait, mais pas la pièce de monnaie entière. Il chercha à les consoler en disant que malgré l'affliction qu’ils vivaient dans leur situation, il y avait un Père plein de bonté et d'amour qui les observait depuis le Ciel. Mais quelque chose en lui s’écria : " Hypocrite que tu es ! Tu parles à ces gens non convertis d'un Père plein de bonté et d'amour dans le Ciel et tu n’es pas prêt toi-même à Lui faire confiance sans la demi-couronne. "
Il se sentait maintenant très malheureux. Si sa pièce de monnaie avait été seulement changée, il donnerait volontiers un florin et garderait seulement les six pence restants. Mais il n’était pas encore prêt à avoir confiance en Dieu seul, sans les six pence. Incapable de continuer la conversation, il dit à l'homme : " Vous m'avez demandé de venir prier avec votre femme. Prions. " Il s’agenouilla, mais à peine avait-il dit : " Notre Père, " qu'il entendit une voix prononcer ces paroles : " Oses-tu railler Dieu ? Oses-tu t’agenouiller et l'appeler Père avec cette demi-couronne dans ta poche ? " La prière terminée, il se leva.
" J'ai mis la main dans ma poche, " dit-il, " et lentement, faisant sortir la demi-couronne, l'ai donnée à l'homme, lui disant que cela pourrait sembler une affaire facile pour moi que de les soulager, parce qu’il voyait que j'étais relativement aisé, mais qu’en me séparant de cette pièce de monnaie je lui donnais tout ce que j’avais ; mais la chose même que j'avais essayé de leur dire était en effet vraie -Dieu est vraiment un Père et l’on peut avoir confiance en Lui. Et quelle joie m’était-elle revenue comme de grosses vagues inondant mon cœur ! Non seulement la vie de la pauvre femme fut sauvée, mais ma vie aussi avait été sauvée. " Il était convaincu que l'argent ainsi donné au nom de Christ était un prêt que Dieu rembourserait.
Il rentra chez lui le cœur heureux, et avant de se coucher, il demanda au Seigneur que son prêt ne fût pas trop long ou sinon il n'aurait rien à manger le jour d’après.
Tôt le lendemain matin, il entendit le facteur frapper à la porte. Il ne recevait presque jamais de lettres le lundi matin, d’où son étonnement de voir entrer la propriétaire avec une lettre à la main. En ouvrant l'enveloppe, il trouva une feuille de papier blanc et un demi-souverain. " Loué soit le Seigneur ! " s’exclama-t-il. " Quatre cent pour cent pour un investissement de douze heures ! " Il apprit séance tenante que la banque du Ciel est toujours sûre et paye de bons dividendes.
Sa foi dans la puissance de la prière fut énormément affermie, mais au bout de deux semaines, son argent fut dépensé et son employeur ne s'était toujours pas rappelé qu’il devait lui payer son salaire. Il consacra beaucoup de temps à lutter avec Dieu dans la prière.
Samedi soir, sa propriétaire allait s’attendre à être payée. A environ cinq heures, cet après-midi là, le Docteur Hardey vint le trouver et lui dit : " À propos, Taylor, est-ce que je ne vous dois pas votre salaire de nouveau ? " Informé qu’il lui devait son salaire et que ce dernier était en retard de paiement, le docteur exprima le regret de ce qu’il n'y avait pas pensé plus tôt, car, dit-il, " cet après-midi à peine j'ai envoyé tout l'argent que j'avais à la banque. Autrement, je vous aurais payé immédiatement. "
Profondément déçu, quoique se gardant soigneusement de le faire savoir à son employeur, Taylor se rendit dans un endroit calme et déversa son cœur devant le Seigneur. A environ dix heures, le soir même, le Docteur Hardey apparut, riant chaleureusement. " Une chose étrange m’est arrivée à l’heure même, " lança-t-il. " Un de mes patients les plus riches s'est senti obligé de venir chez moi à dix heures la nuit pour payer sa facture, au lieu d'envoyer un chèque selon son habitude. Très étrange ! " Après avoir crédité le paiement dans le grand livre, le docteur était sur le point de partir, quand soudainement il tendit au jeune Taylor plusieurs des billets de banque en lui disant : " A propos, vous pourriez aussi prendre ces billets comme paiement de votre salaire. " " De nouveau, il ne me restait plus, " conclut Taylor en rapportant cet incident, " mes sentiments n’ayant pas été découverts, qu’à retourner à ma petite chambre pour louer le Seigneur avec un cœur joyeux de ce qu'après tout il était possible que j’aille en Chine. "
Extrait tiré de la biographie d'Hudson Taylor écrite par Eugénie Myers Harrison
Il fit la tentative dans une situation spécifique touchant à son salaire. Son employeur avait demandé à Hudson de lui rappeler chaque fois le moment où son salaire lui était dû, ce qu'il décida de ne pas faire selon la tradition habituelle. Au lieu de cela, il abandonna complètement tout dans les mains du Seigneur. Alors qu'il continuait à prier sérieusement sur cette question, le temps du paiement d’un quart de son salaire arriva. En contrôlant ses comptes un samedi soir, il vit qu’il se trouvait dans la situation de posséder seulement une pièce de monnaie restante –une pièce d’une demi-couronne.
A dix heures environ, dans la nuit du dimanche à lundi, alors qu’il effectuait un travail d’évangélisation dans diverses pensions, un homme pauvre lui demanda d'aller prier avec sa femme qui se mourait. Il fut conduit à descendre dans une cour et à monter un affreux escalier, pour pénétrer dans une pièce misérable. Quelle vue pathétique se présentait là devant lui ! Quatre ou cinq enfants se tenaient debout autour de lui, leurs joues et leurs tempes creuses retraçaient incontestablement l'histoire de leur lente famine ; et sur une misérable palette, était couchée une mère au regard affligé avec un enfant en bas âge gémissant à ses côtés. " Oh ", pensa Taylor, " si j'avais deux shillings et six pence, au lieu d’une demi-couronne, combien ils seraient heureux de recevoir 1 shilling et six pence. " Il était prêt à leur donner une partie de ce qu'il avait, mais pas la pièce de monnaie entière. Il chercha à les consoler en disant que malgré l'affliction qu’ils vivaient dans leur situation, il y avait un Père plein de bonté et d'amour qui les observait depuis le Ciel. Mais quelque chose en lui s’écria : " Hypocrite que tu es ! Tu parles à ces gens non convertis d'un Père plein de bonté et d'amour dans le Ciel et tu n’es pas prêt toi-même à Lui faire confiance sans la demi-couronne. "
Il se sentait maintenant très malheureux. Si sa pièce de monnaie avait été seulement changée, il donnerait volontiers un florin et garderait seulement les six pence restants. Mais il n’était pas encore prêt à avoir confiance en Dieu seul, sans les six pence. Incapable de continuer la conversation, il dit à l'homme : " Vous m'avez demandé de venir prier avec votre femme. Prions. " Il s’agenouilla, mais à peine avait-il dit : " Notre Père, " qu'il entendit une voix prononcer ces paroles : " Oses-tu railler Dieu ? Oses-tu t’agenouiller et l'appeler Père avec cette demi-couronne dans ta poche ? " La prière terminée, il se leva.
" J'ai mis la main dans ma poche, " dit-il, " et lentement, faisant sortir la demi-couronne, l'ai donnée à l'homme, lui disant que cela pourrait sembler une affaire facile pour moi que de les soulager, parce qu’il voyait que j'étais relativement aisé, mais qu’en me séparant de cette pièce de monnaie je lui donnais tout ce que j’avais ; mais la chose même que j'avais essayé de leur dire était en effet vraie -Dieu est vraiment un Père et l’on peut avoir confiance en Lui. Et quelle joie m’était-elle revenue comme de grosses vagues inondant mon cœur ! Non seulement la vie de la pauvre femme fut sauvée, mais ma vie aussi avait été sauvée. " Il était convaincu que l'argent ainsi donné au nom de Christ était un prêt que Dieu rembourserait.
Il rentra chez lui le cœur heureux, et avant de se coucher, il demanda au Seigneur que son prêt ne fût pas trop long ou sinon il n'aurait rien à manger le jour d’après.
Tôt le lendemain matin, il entendit le facteur frapper à la porte. Il ne recevait presque jamais de lettres le lundi matin, d’où son étonnement de voir entrer la propriétaire avec une lettre à la main. En ouvrant l'enveloppe, il trouva une feuille de papier blanc et un demi-souverain. " Loué soit le Seigneur ! " s’exclama-t-il. " Quatre cent pour cent pour un investissement de douze heures ! " Il apprit séance tenante que la banque du Ciel est toujours sûre et paye de bons dividendes.
Sa foi dans la puissance de la prière fut énormément affermie, mais au bout de deux semaines, son argent fut dépensé et son employeur ne s'était toujours pas rappelé qu’il devait lui payer son salaire. Il consacra beaucoup de temps à lutter avec Dieu dans la prière.
Samedi soir, sa propriétaire allait s’attendre à être payée. A environ cinq heures, cet après-midi là, le Docteur Hardey vint le trouver et lui dit : " À propos, Taylor, est-ce que je ne vous dois pas votre salaire de nouveau ? " Informé qu’il lui devait son salaire et que ce dernier était en retard de paiement, le docteur exprima le regret de ce qu’il n'y avait pas pensé plus tôt, car, dit-il, " cet après-midi à peine j'ai envoyé tout l'argent que j'avais à la banque. Autrement, je vous aurais payé immédiatement. "
Profondément déçu, quoique se gardant soigneusement de le faire savoir à son employeur, Taylor se rendit dans un endroit calme et déversa son cœur devant le Seigneur. A environ dix heures, le soir même, le Docteur Hardey apparut, riant chaleureusement. " Une chose étrange m’est arrivée à l’heure même, " lança-t-il. " Un de mes patients les plus riches s'est senti obligé de venir chez moi à dix heures la nuit pour payer sa facture, au lieu d'envoyer un chèque selon son habitude. Très étrange ! " Après avoir crédité le paiement dans le grand livre, le docteur était sur le point de partir, quand soudainement il tendit au jeune Taylor plusieurs des billets de banque en lui disant : " A propos, vous pourriez aussi prendre ces billets comme paiement de votre salaire. " " De nouveau, il ne me restait plus, " conclut Taylor en rapportant cet incident, " mes sentiments n’ayant pas été découverts, qu’à retourner à ma petite chambre pour louer le Seigneur avec un cœur joyeux de ce qu'après tout il était possible que j’aille en Chine. "
Extrait tiré de la biographie d'Hudson Taylor écrite par Eugénie Myers Harrison